Le Péloponnèse et les îles Saroniques: Hydra, Spetses

Après avoir sillonné les îles ioniennes l’an passé , nous mettons le cap vers le continent et la partie la plus connue de la Grèce : le Péloponnèse. C’est ici que l’on retrouve les principaux sites touristiques Olympie, Epidaure, Corinthe, Mystras, Mycènes.. Nous avions envie de faire découvrir aux enfants la richesse culturelle de ce pays qui ne se situe pas uniquement dans ces îles de rêves aux jolies plages. Les filles grandissent et sont de plus en plus intéressées par la mythologie et l’histoire grecque. Un choix porté sur le nord du Péloponnèse afin de prendre du temps sur les îles Saroniques et de finir par nos préférées, les Cyclades qui fera l’objet d’un autre article : lire ici . Le choix s’est porté sur les îles de Milos et Sifnos.

Notre voyage commence par une longue descente en van vers Ancône en Italie. Un long trajet de 12h mais qui est librement choisi afin de véritablement commencer le voyage sous le soleil italien. Nous sommes en septembre et le port est cette fois ci occupé par des dizaines de campings car, voyageurs retraités qui profitent de l’arrière saison loin de l’affluence estivale, et nous allons en profiter avec eux ! Arrière-saison oblige nous avons réussi à obtenir une cabine intérieure à un prix raisonnable : quel luxe ! Avoir une chambre avec quatre lits simples, une douche et des toilettes pendant cette longue traversée de 22h jusqu’en Grèce, c’est véritablement le petit plus qui rend ce début de voyage des plus agréables !

Le Péloponnèse.

Patras, Πάτρα .

Arrivée en douceur sur la partie continentale de la Grèce. Nous passons notre première nuit sur Patras même et avons hâte de découvrir les sites archéologiques qui nous tendent les bras. Nous nous sommes arrêtés dans le camping du même nom, éloigné de la ville mais qui nous a permit de nous immerger directement dans la vie locale grecque avec un accueil des plus chaleureux malgré le temps maussade… Un temps orageux, des averses mais de courte durée, mais néanmoins un climat continental qui n’est pas sans nous rappeler notre nord de la France.. avec quelques degrés en plus ! Sur la route d’immenses champs de cotons côtoient les oliviers, une grande première pour les filles qui découvrent avec curiosité cette plante originale.

Olympie, Ὀλυμπία.

Nous sommes très proches du fameux site d’Olympie, C’est l’un des sites archéologiques les plus célèbres de Grèce, ce fût l’un des sanctuaires de Zeus. On y découvre des vestiges de l’ancienne cité où se déroulaient les jeux. Les jeux olympiques ont débuté dès 776 AVJC et ont survécu jusqu’au 4ème siècle APJC, une tradition qui traversa les ans, les croyances et les empires. Depuis 1936, on vient chercher la flamme olympique sur le site antique d’Olympie et elle est ensuite transportée dans le pays d’accueil. Dans la ville du même nom qui est assez touristique, nous posons fièrement avec une réplique, l’originale des jeux de 88 dixit la vendeuse…qui sait !

Marathon, Μαραθών.

Passionnée de course à pied je me devais de raconter l’histoire de cette course qui me fait tant rêver… Avant d’être une course célèbre, Marathon est un site antique de grande importance. On dit que c’est ici que le roi d’Athènes, Thésée, aurait tué le fameux taureau et aurait donc décidé d’y implanter son royaume. C’est de la bataille de Marathon, où les grecs l’ont remporté contre les Perses, qu’un messager, Philippidès courut 42,195km pour annoncer la victoire à Athènes en 490 AVJC. C’est ainsi qu’est né le « marathon ».

Nous continuons la découverte du Péloponnèse sur des routes asphaltées, avec des arrêts sur des petites plages sympathiques. Nous sommes loin des plages paradisiaques des îles mais nous découvrons de petites pépites comme la plage de Voidolikia. Il n’y a presque personne et il fait aussi chaud qu’en pleine saison. Nous partons à l’assaut de cette petite montagne et découvrons un point de vue époustouflant ! Ici aucune infrastructure, nous sommes sur des sites naturels protégés, un simple parking est prévu à l’entrée de la plage et hors saison on peut facilement y rester !

Le théâtre d’Epidaure.

Nous continuons notre route à travers le pays en traversant de grandes forêts de pins, des champs d’oliviers et beaucoup d’orangers. Nous achetons d’ailleurs au bord de la route nos sacs d’oranges vendus directement par les habitants. Nous partons avec hâte à la découverte du site antique d’Epidaure et découvrons au détour d’une ruine cet incroyable chef d’œuvre: l’imposant théâtre construit aux alentours de 340 AVJC est le plus beau et le plus imposant de Grèce. Chef d’œuvre à l’acoustique parfaite, on peut s’amuser à reproduire les scènes théâtrales jouées à l’époque et être entendu avec perfection tout en haut de l’édifice : impressionnant ! On a même testé en faisant tomber une simple pièce au sol…résultat garanti!

Nauplie, Ναύπλιο.

Cette charmante cité balnéaire est une halte parfaite entre nos découvertes archéologiques ! Joli port, promenade en bord de mer, vieille ville au charme fou, c’est un plaisir d’y déambuler et de déguster un délicieux « frappé » (café froid sucré) sur l’une des nombreuses terrasses. Un château fort domine la ville et de la haut, la vue est imprenable. Le soir nous retrouvons l’atmosphère agréable des petites villes grecques, avec son lot de tavernes où déguster les plats locaux (moussaka, salades grecques, slouvetsi…) et boire un délicieux ouzo servi avec du tzatziki…

Le canal de Corinthe, Διώρυγα της Κορίνθου.

Sur la route pour rejoindre la capitale, Athènes , nous sortons découvrir le fameux canal de Corinthe. Lieu connu aussi pour ses sauts à l’élastiques réservés aux intrépides, et pour les fans de Pékin Express qui y ont vu les derniers candidats se jeter dans le vide du haut de ce pont..! Inauguré en 1894 il permet de passer directement du golfe Saronique au golfe de Corinthe, évitant ainsi le contour du Péloponnèse de plus de 400km. Pour l’anecdote, c’est un projet qui existait déjà dès le 7ème siècle AVJC car un système de chemin de bois ingénieux permettait de faire glisser les navires d’un golfe à l’autre. Plus tard, sous le règne de Néron en 67, des travaux furent commencés pour creuser le canal. Mais le projet fut abandonné à sa mort faute de financement. Rien que le traverser à pied est une expérience à part entière. Il existe des petites croisières pour traverser le canal de part et d’autre mais nous n’avons pas pris le temps de la faire. ce sera pour une autre fois !

Les îles Saroniques.

Hydra, Ύδρα.

Au sud ouest du Péloponnèse se trouvent les îles Saroniques, situées au sud d’Athènes dans la mer Egée. Cet ensemble de petites îles est très prisé des athéniens le week-end, et Hydra est la plus huppée d’entre elles. Cette île desservie quotidiennement par des ferry est strictement interdite aux véhicules à moteurs. Il n’y a donc que des ânes pour servir de porteurs de marchandises ! Elle possède un charme fou, est très prisée de la « haute » athénienne et l’atmosphère qui en découle est assez agréable ! Très montagneuse elle fait une vingtaine de kilomètres carrés et de jolis points de vue sont accessibles lors de belles randonnées pédestres. Hydra abrite l’un des plus beaux ports de la Méditerranée, avec son village bâti en amphithéâtre et ses splendides demeures d’armateurs du 18e siècle il fait bon d’y déambuler en dehors des heures chaudes… Nous y sommes allés à la journée en laissant le van au port de Ermioni et avons embarqué pour quelques euros.

Spetses, Σπέτσες.

Île voisine d’Hydra, accessible par une charmante caique (kaiki) depuis le port de Kostas, elle possède plus de charme que sa célèbre voisine, peut être parce qu’elle ne bénéficie pas d’autant de notoriété ! Desservie par des lignes de bus nous avons pu flâner sur les jolies plages de l’île et déguster un délicieux Gyros dans l’une des nombreuses tavernes. La journée était suffisante pour une découverte mais ces nombreuses randonnées et ces jolies criques donnaient vraiment l’envie d’y séjourner plus longtemps.

C’est au bout d’une dizaine de jours que nous avons rejoins la capitale afin d’embarquer à bord d’un ferry pour les cyclades. Nous circulons en van et les routes dans le Péloponnèse sont vraiment très pratiques, il y a même de belles autoroutes (payantes). En septembre nous avons tout de même senti une différence dans le climat comparé à un séjour dans les cyclades où le temps est toujours très sec et chaud. Sur le continent il était similaire à la France avec ses nuages éparses, malgré de très bonnes températures. Les grecs sont toujours aussi accueillant même si la vie est moins nonchalante que sur les îles, dans certains village nous nous sommes sentis comme des habitants et pas comme des touristes de passage, impression fort agréable !

La suite de notre périple en van dans les cyclades, c’est ici : Les cyclades, Milos et Sifnos.

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